Bien vivre après le Covid-19

Mis à jour : mai 28

Par Alexia Delfosse et Vincent Arpoulet


La crise sanitaire engendrée par le Covid-19 a exacerbé l’incompatibilité des paradigmes dominants et régissants nos sociétés avec la préservation de la vie en à peine quelques semaines. Que ce soit par la mise en évidence des effets de politiques d’austérité sur nos systèmes de santé, par la “révélation” de métiers nécessaires et pourtant sous-payés et sous-valorisés, ou encore en mettant en lumière les conséquences de nos modes de transport sur nos environnements. Un changement radical d’orientation est plus que jamais nécessaire autant pour prévenir les prochaines crises que pour préserver cette vie, humaine et non-humaine. Le concept de Bien Vivre est l’une des alternatives qui permet à la fois de penser et d’atteindre ces objectifs. Notre but sera donc ici de montrer ce que le concept de Bien Vivre a à apporter en vue d’éviter des crises comme celle du Covid-19 ainsi que pour repenser et reconstruire un monde radicalement différent. Cet article a été rédigé grâce aux lectures de et discussions avec des penseur.euse.s et critiques clés du concept en Équateur, des intellectuel.le.s incontournables de l’écologie politique du continent latino américain et des acteur.ice.s clés des mouvements sociaux latino-américains : Alberto Acosta, Matthieu Le Quang, Esperanza Martinez, Miriam Lang, Arturo Escobar et bien d’autres.

Un autre raport à la nature


Un de ses principes fondamentaux est de rejeter le développement en tant que paradigme imposé par la civilisation occidentale. Le Bien Vivre dénonce notamment ses impacts sur l’exploitation de ressources naturelles et leurs conséquences environnementales, économiques et sociales en Amérique Latine, entre autres. En ce sens, il est intéressant de constater que cette conception remet en cause la formulation même de ressource naturelle qui détermine les matières premières comme des éléments à exploiter afin de maximiser son profit personnel. En effet, le concept de ressource naturelle établit directement un dualisme entre l’homme et la nature, rejeté par les penseurs du Buen Vivir. Ce concept nous invite ainsi à repenser notre rapport à l’environnement, dans une période au cours de laquelle nous sommes frappés par une pandémie qui trouve justement son origine dans l’exploitation des espèces animales par l’homme et la destruction de la biodiversité liée à nos modes de vie et de production. 


En effet, dans un entretien accordé à France Culture, Didier Sicard, professeur à la Sorbonne spécialiste des maladies infectieuses, explique que la propagation de ce virus trouve son origine dans le braconnage et le trafic d’espèces animales. En effet, le point de départ de l’épidémie se trouve dans un marché de la ville de Wuhan, au sein duquel sont notamment vendus pour être consommés des chauve-souris, qui peuvent être porteuses selon lui d’une trentaine de coronavirus différents, ou des serpents, qui se nourrissent de chauve-souris, entre autres. Sur la base de ce constat, il considère que l’interdiction de la chasse d’animaux sauvages et de leur vente sur des marchés et, par conséquent, la préservation de la biodiversité, permettrait d’éviter que se propagent d’autres épidémies de ce type. 


Plus globalement, la destruction de la biodiversité par l’être humain favorise grandement la propagation de ce type d’épidémies. Didier Sicard met notamment en lumière le fait que, dans le cadre de l’élaboration de la “Route de la Soie” qui désigne un ensemble d’axes de communication construits depuis 2013 par la Chine afin de renforcer ses relations commerciales avec des pays européens et d’Asie centrale, l’Etat Chinois a recours à une déforestation massive. En effet, il observe notamment qu’au Laos, la forêt primaire diminue de manière considérable au profit de la construction d’axes ferroviaires. Or, il se trouve que ces nouveaux axes deviennent des vecteurs importants de nombreuses maladies. Sachant que les chauve-souris qui vivent dans ce milieu naturel peuvent justement être porteuses d’un certain nombre de coronavirus, il apparaît donc évident que ces axes de communication augmentent la propagation d’infections respiratoires de ce type. Cela démontre que la destruction de la biodiversité par le biais notamment de la déforestation contribue à la diffusion d’épidémies telles que le COVID-19. 


Un rapport publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et intitulé : “Santé environnementale et renforcement de la résistance aux pandémies” vient confirmer ce constat dressé par Didier Sicard. En effet, il met en lumière la manière dont l’interférence humaine avec la biodiversité, qui se caractérise notamment par la déforestation, causée par l’agriculture intensive, entre autres, crée les conditions adéquates à la propagation de maladies d’origine animale. De ce point de vue, le rapport établit que ¾ des nouvelles maladies sont “zoonotiques”, c’est-à-dire qu’elles sont transmises de l’animal à l’homme. 


Par ailleurs, l’OCDE met également en avant le fait que l’exposition accrue à une atmosphère polluée contribue au développement de maladies respiratoires, mais également à l’affaiblissement de la capacité de résister à des virus tels que le COVID-19. Une étude réalisée par l’université d’Harvard révèle notamment qu’une personne résidant depuis plusieurs décennies dans une ville étasunienne caractérisée par un niveau élevé de pollution atmosphérique est 15 fois plus susceptible de mourir du COVID-19 qu’un habitant d’une région dont l’atmosphère est bien moins contaminée. L’OCDE en conclut que : “limiter l’exposition de la population à la pollution de l’air et de l’eau réduira la vulnérabilité à de futures pandémies et contribuera à préserver la santé et le bien-être”. 

En mettant en lumière la manière dont les conséquences environnementales de l’activité humaine favorisent la propagation rapide du COVID-19, ce rapport vient donc confirmer la pertinence du Bien Vivre en vue de réfléchir à un modèle de société plus soutenable d’un point de vue environnemental et sanitaire, dans la mesure où ce concept invite à repenser radicalement la relation que l’homme entretient avec la nature. En rupture avec le dualisme cartésien, les penseurs du Bien Vivre considèrent l’être humain comme une part de l’environnement qui l’entoure et non un individu qui entretiendrait un rapport de domination et de prédation avec la nature. 


La nature au centre des relations de l'humain avec son environnement


Le concept de Bien Vivre fait débat depuis plusieurs années et a mené à la conception de plusieurs courants qui nous permettent de rendre compte de sa richesse. Les trois principaux courants sont indigéniste, socialiste et post-développementiste. 

Pour les intellectuels indigénistes, le sumak kawsay est une alternative au développement car il ne s’inscrit pas dans la modernité en tant que marqueur culturel de référence. Le développement étant un élément éminemment moderne, il ne fait donc pas partie des cosmovisions des peuples andins. Celles-ci placent la nature (pachamama) au centre des relations de l’humain avec son environnement et entendent remplacer une logique de soumission par un lien de complémentarité et de symbiose. En Amazonie équatorienne, le sumak kawsay désigne une gestion adéquate des écosystèmes qui permet de garantir la souveraineté alimentaire, via une division des rôles sociaux entre les hommes et les femmes. Il est une philosophie de vie s’appuyant sur le maintien d’une harmonie dans la communauté et avec les autres êtres de la nature. Il existe à la fois comme un moyen et une fin, un objectif à atteindre et un guide pour le quotidien. Il doit être suivi sur un territoire concret, qui constitue un cosmos vital dans lequel des éléments matériels et spirituels interagissent. Pour imager le propos, le développement est une ligne croissante, alors que le Bien Vivre est un cercle. Il désigne une pensée en (éco) systèmes, dans laquelle tous les éléments sont imbriqués. 


La dualité entre l’homme et la nature à l’origine des déséquilibres environnementaux qui, comme nous l’avons souligné, ont favorisé la diffusion du virus, ne fait donc pas partie des cosmovisions andines. “Notre Bien Vivre est connecté à la nature, il est connecté aux animaux, à nos propres êtres, nous sommes nous-mêmes connectés. Nous sommes connectés aux étoiles, à l’univers, à la terre, à nos plantes, à notre propre médecine [...] Une connexion de la personne à la terre et de la terre à la personne : c’est ça notre bien vivre” nous disait une membre de la communauté San Juan de Inguincho, près de Otavalo. Le respect des équilibres environnementaux et communautaires est donc ce qui guide ces modes de vie. Par conséquent, dans un monde d’après où le développement de cette relation équilibrée serait un but du quotidien, par le biais d’une reconnexion à notre environnement immédiat et ce qu’il a à nous offrir, les crises de tout ordre n’en seraient que réduites. 


Ce que nous pouvons retenir également de cette conception, ce sont les liens communautaires qui la régissent. Au cours de cette crise, de nombreux comportements solidaires ont émergé, mais ils ne doivent pas masquer l’isolement et l’exclusion qu’ont vécu certains et certaines : les sans-abris, les migrant.es, les personnes âgées, etc. Ces situations sont révélatrices de notre échec à construire de véritables communautés inclusives et équitables. La mise en avant des métiers essentiels au maintien de nos vies et leur sous-valorisation en est également une preuve. D’autre part, nombreux et nombreuses ont été les soignant.es rejeté.es par leurs voisin.es. Cette crise nous invite à repenser nos rapports à nos communautés et le concept de Bien Vivre peut nous guider dans cette voie. Il se base sur des pratiques indigènes telles que la minga, qui désigne des réunions ayant pour but d’effectuer des tâches communes, ensembles. Ainsi, celui-ci replace l’individu dans sa communauté, en rendant les notions de solidarité et d’entraide indispensables au maintien de l’équilibre communautaire. C’est le maintien de cet équilibre qui permet de ne pas surexploiter des “ressources”, qui comme nous l’avons noté ne sont pas considérées comme telles. Retrouver notre place dans une ou plusieurs communautés et bâtir ces liens de solidarité et d’entraide est ce qui nous permettra de construire des sociétés socialement justes et par conséquent respectueuses de nos environnements. Lutter contre les injustices sociales mises en avant pendant la crise du Covid-19, qui sont autant de symptômes de l’incompatibilité du système actuel avec le maintien de la vie, doit être au coeur d’une société guidée par le concept de Bien Vivre. 


Enfin, dans cette conception indigéniste du Bien Vivre, l’aspect communautaire rejoint également une volonté d’autogestion et une réflexion autour de la souveraineté alimentaire. Elle découle d’une longue tradition de luttes indigénistes paysannes dans les pays andins et nous invite à réfléchir sur l’élaboration d’alternatives face à un modèle économique producteur d’inégalités économiques et sociales et dont les conséquences sont néfastes pour l’environnement. Nous avons noté précédemment que la perte de biodiversité liée notamment à nos systèmes agricoles et la pollution atmosphérique avaient facilité la transmission du virus. Limiter ces expositions et ces destructions doit donc devenir un but pour une société qui se voudrait résiliente. Par conséquent, le retour aux circuits courts et la volonté d’atteindre une souveraineté alimentaire mis en avant par le concept de Bien Vivre prennent tout leur sens pour construire des sociétés radicalement différentes. En ce sens, l’Équateur nous offre un exemple révélateur de ce que peut donner une société guidée par ces principes. 


Le gouvernement de la Province de l’Azuay, dans le Sud du Pays, a été particulièrement réactif pendant la crise du Covid-19 pour permettre aux personnes les plus vulnérables d’avoir accès à des produits de première nécessité et notamment à de la nourriture. Il ne l’a pas fait en favorisant les circuits industriels de production, mais en cherchant à créer un réseau d’économie solidaire basé sur l’agroécologie locale et la coopération avec les autres provinces voisines. Cette initiative avait pour but de fournir des paniers de produits locaux de l’agroécologie à des prix abordables ou gratuitement en les livrant directement chez les habitant.e.s. Étant données les circonstances économiques dans lesquelles se trouve le pays, d’autres types d’échanges tel que le troc ou l’échange de biens contre services ont été réhabilités, notamment dans les échanges de produits alimentaires entre provinces. 


Une belle vie


Les intellectuels socialistes, quant à eux, considèrent le Bien Vivre comme un concept rationnel de transformation sociale, permettant avant tout d’atteindre l’équité, tout en maintenant une harmonie avec la nature. En ce sens, le Bien Vivre est perçu comme la défense de la bonne vie au sens large, c’est-à-dire qu’il doit à la fois s’attacher à préserver l'environnement, tout en garantissant les droits économiques, sociaux et culturels, comme l’explique Victor Audubert, Docteur en Droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord. De ce point de vue, l’Article 32 de la Constitution équatorienne adoptée en 2008 reconnaît le droit à la santé comme une condition du Buen Vivir, tandis que l’Article 276 affirme que l’un des objectifs du Buen Vivir est de “récupérer et conserver la nature et maintenir un environnement sain et soutenable”, tout en garantissant l’accès généralisé et la qualité de l’eau, de l’air et du sol. Suivant cette conception, la protection de l’environnement est indétachable de la garantie de droits sociaux. 


Il se trouve justement que la crise sanitaire actuelle révèle au grand jour d’importantes fractures sociales à travers le monde. Les populations les plus défavorisées sont les plus touchées par les conséquences de cette crise, non seulement en termes d’accès aux soins, mais également parce qu’elles représentent souvent une perte significative de revenus pour nombre d’entre elles. En effet, nous pouvons notamment noter le fait que le travail informel est une réalité importante dans le monde, en particulier en Amérique latine. Le continent latino-américain compte en effet plus de 130 millions de travailleurs informels. Or, des personnes qui se trouvent dans une situation d’extrême précarité, qui ne bénéficient parfois d’aucune aide sociale et qui se voient contraintes d’occuper des emplois informels afin d’assurer un minimum de revenus à leur foyer se retrouvent subitement privées de toute source de revenus en raison des mesures de confinement adoptées dans de nombreux pays afin de faire face à cette crise. Le montant des tests destinés à dépister le coronavirus en Equateur est également révélateur de l’inégalité en termes de prévention et d’accès aux soins. En effet, si des tests gratuits peuvent être passés dès lors qu’une personne présente des symptômes caractéristiques du coronavirus, les tests préventifs proposés par les laboratoires privés y coûtent entre 80 et 120$, ce qui correspond quasiment au montant du Bon de Développement Humain, distribué par le gouvernement équatorien aux foyers les plus défavorisés. La majorité de la population équatorienne n’a donc pas accès à ce type de test pouvant permettre de prévenir à temps une éventuelle contamination. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des inégalités d’accès aux soins dans le monde, face à l’épidémie qui nous frappe actuellement.


Ces exemples démontrent le fait que les inégalités sociales sont accentuées dans le cadre de crises sanitaires telles que celle que nous traversons actuellement. L’application des principes du Bien Vivre pourrait justement permettre d’éviter l'imbrication d’une crise sanitaire et sociale dans la mesure où il repose sur l’idée que les problèmes environnementaux, sociaux et économiques sont entremêlés et qu’il faut s’attacher à traiter chacun d’entre eux afin d’éviter une accumulation inévitable de crises. Comme nous l’avons vu précédemment, la destruction de la biodiversité par l’homme est en grande partie responsable de la propagation de cette épidémie qui a pour conséquence une crise sociale et une accentuation des inégalités sociales. La pensée systémique du Bien Vivre est ainsi pertinente afin de penser un modèle de société plus soutenable à la fois écologiquement, socialement et économiquement, permettant d’éviter l’enchevêtrement de crises auquel nous sommes aujourd’hui confrontés. 


Le post-développement


Le troisième courant majeur, représenté par Alberto Acosta, est celui du post-développement. Il met en avant plus particulièrement l’importance de la préservation de la nature et de la construction participative et collective du Bien Vivre, qui doit s’appuyer sur les mouvements sociaux pour le penser et le mettre en pratique. Dans cette conception, le Bien Vivre est une proposition qui va “au-delà du développement” et qui se construit comme un “collage post-moderne de conceptions indigènes, paysannes, syndicalistes, coopératives, solidaires, féministes, pacifistes, écologistes, socialistes, théologo-libéracionnistes, décoloniales etc.” Ces différentes influences sont les branches de “l’arbre du Bien Vivre” théorisé par Alberto Acosta, un arbre sur lequel ne cessent de pousser de nouvelles branches. En ce sens, le concept s’éloigne d’une uniformisation épistémique, en insistant sur son adaptabilité indispensable aux réalités locales et la prise en compte de conceptions non-rationnelles. Il offre une possibilité d’existence à un pluriverse fondé sur une multiplicité de Bien Vivre, par opposition à un univers dans lequel un seul paradigme tel que le développement serait imposé et un seul univers rationnel serait reconnu. L’interprétation est donc laissée libre pour permettre la co-existence de plusieurs bien vivre ou de plusieurs bien vivre ensemble (buenos conviveres) et, selon Alberto Acosta, cette construction perpétuelle serait clé dans un monde guidé par les principes du Bien Vivre.  

La caractéristique principale de cette conception est donc de se vouloir non-hégémonique et par conséquent, elle place la démocratie au coeur de ce projet “au-delà du développement”. Elle s’inspire notamment des communes (comunas) indigènes qui ont beaucoup à nous apprendre sur la démocratie directe et ses impacts sur la préservation de l’environnement grâce à la construction de liens communautaires forts. L’exemple du canton de Nabón en Équateur est révélateur de ces conceptions démocratiques du Bien Vivre. L’ancienne maire de Nabón, Amelia Erráez, a enclenché un mouvement de dépatriarcalisation du pouvoir municipal local en transformant le processus de prise de décision en un instrument de prise de décision collective. Elle a réussi à mettre en place une assemblée, prenant des décisions sur la base de consensus, venant se substituer au vote majoritaire au conseil municipal où les membres prenaient des décisions selon des logiques partisanes. La mise en place de ces pratiques a ensuite permis aux habitant.e.s de récupérer une souveraineté alimentaire au sein de la ville. 


Cette importance de la démocratie pour un projet en rupture avec le monde d’avant prend tout son sens au cours de cette crise où, à de multiples reprises en France et ailleurs, celle-ci a été mise à mal. En France, par exemple, le fait que les mesures de surveillance mises en place pour lutter contre le Covid-19 n’aient pas de date limite est un problème. Cette société de la surveillance qui risque de se normaliser correspond aux schémas paternalistes et verticaux de pouvoir qui nous ont mené aux multiples crises auxquelles nous sommes confronté.e.s. Si nous voulons réellement construire un autre monde, il est nécessaire de ne pas perpétuer ces anciens schémas et le Bien Vivre nous permet de nous figurer de multiples alternatives adaptables à l’échelle locale. 


S'inspirer pour construire un nouveau modèle politique


L’urgence ne nous permet plus de tergiverser à cause de querelles partisanes, c’est le consensus d’actions pour faire face aux crises d’ordre social et écologique qui doit guider notre mobilisation politique. En Équateur, l’une des victoires de ce concept est d’avoir fédéré une union d’une multitude de mouvements sociaux et politiques contre l’ordre politique et économique établi. Il est donc particulièrement intéressant de s’en inspirer pour fédérer plusieurs forces politiques et avancer vers un horizon écologiste et humaniste où la défense de vies humaines et non-humaines dignes est une priorité des politiques publiques. Nous avons pour espoir que se raccrocher aux mouvements du Bien Vivre ne peut être que bénéfique pour atteindre nos objectifs communs de justice sociale et écologique après les crises engendrées par le Covid-19. Il ne tient qu’à nous de créer notre Bien Vivre du monde d’après ! 



Alexia Delfosse, militante écologiste

Vincent Arpoulet, militant socialiste


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