Entretien d'Alain Coulombel: "Il y a toujours eu plusieurs gauches comme il y a plusieurs écologies"


[Alain Coulombel est actuellement porte-parole du parti EELV, après avoir été Secrétaire National Adjoint et chargé avec Marie Toussaint de la rédaction du programme Bien Vivre. Il est également l'auteur de l'ouvrage De nouveaux défis pour l'écologie politique, qui revient sur les mutations du capitalisme et décrit les chantiers intellectuels et pratiques qui s'ouvrent pour les écologistes en ce XXIème siècle. Dans cet entretien, nous revenons d'abord sur les conclusions de cet ouvrage et les actualisons par rapport à ce que la pandémie a révélé de nos sociétés (transformation de notre rapport au temps, emprise renouvelée de l'hypercapitalisme, aggravation des phénomènes de surveillance et d'atomisation sociale...). Nous évoquons aussi le débat autour du "retour de l'Etat", abordons la question du rapport entre l'écologie politique et le républicanisme, et évoquons les retrouvailles récentes des gauches et des écologistes et leur signification dans la perspective d'une préparation des élections présidentielles]


Entretien réalisé par Claire Lejeune, co-secrétaire fédérale des Jeunes Ecologistes.


-CL : Dans l'introduction de ton livre De nouveaux défis pour l’écologie politique, tu cites Paul Virilio et son livre Vitesse et politique : "La vitesse c'est la vieillesse du monde. Après avoir longtemps signifié la suppression des distances, la négation de l'espace, la vitesse équivaut soudain à l'anéantissement du Temps: c'est l'état d'urgence". Avec la pandémie, nous avons vécu un état d'urgence qui s'est traduit pour beaucoup par un ralentissement voire un arrêt...la société s'est figée. Comment interprètes tu cette mutation de notre rapport au temps pendant cette pandémie, et comment perçois l'injonction à la "reprise" qui est sur de plus en plus de lèvres en ce moment ?


La crise du capitalisme est une crise de nos coordonnées spatio-temporelles qui se manifeste par un rapport de plus en plus dégradé, non seulement, au temps mais à l’espace par lequel nous inscrivons nos gestes et notre corps. On use du temps de la même manière qu’on use de l’espace : il y a un rapport de prédation au temps comme à l’espace, un rapport de captation.

Si on prend uniquement la dimension du temps, les évolutions actuelles qui se caractérisent par l’hyperactivité, l’urgence constante, les flux tendus, l’intensification des rythmes de la production, toutes ces dimensions révèlent un caractère presque maladif de notre rapport au temps. Or ce qui nous permet de rentrer en relation avec le monde est lié à cette capacité d’inscrire notre corps dans la durée, prendre le temps comme prendre du temps. Dans une société qui voue un culte à l’immédiat et au court terme, cela devient presque impossible.


La crise sanitaire du Covid-19, de ce point de vue, celui de notre rapport au temps, ne me semble pas relever d’une mutation, mais plutôt d’un accident du temps, pour reprendre les réflexions de Paul Virilio. Quelque chose s’est brutalement interrompu dans le fonctionnement « normal » de la mégamachine planétaire. D’où la sidération que chacun.e d’entre nous a pu ressentir, en particulier, du coté de celles et ceux qui ont en charge la gestion de cette crise globale, à la fois prévisible, dans la mesure où de nombreux rapports existaient sur la survenue probable d’une pandémie, et imprévisible, par sa brutalité et son ampleur, dans un monde qui pensait tout contrôler. Interruption, donc, marquée par le confinement de plus de la moitié de la population planétaire et l’arrêt d’une partie de l’activité économique. Situation parfaitement improbable il y a encore quatre ou cinq mois. C’est un peu comme si nous redécouvrions la puissance de la contingence dans un monde qui se croyait à l’abri de tout bouleversement radical, maîtrisant ses flux, ses échanges, son économie générale.


Aujourd’hui, l’enjeu pour nos dirigeant.e.s est de refermer au plus vite la parenthèse afin de reprendre le cours normal du temps d’hier, un temps homogène, linéaire, rythmé par les injonctions de la société du spectacle. Ça n’est pas notre liberté qui est en jeu ici mais l’impératif à redevenir les producteurs-consommateurs que nous étions hier. C’est pourquoi je ne parlerai pas de mutation ou alors d’une mutation au sens d’une modification accidentelle. Ici point de volonté agissante qui nous conduirait d’un état X vers un état Y. D’ailleurs, le retour à la normale n’est-il pas souhaité par une partie de nos concitoyens ? Les acteurs économiques au premier chef mais celles et ceux qui vivent dans la crainte de perdre leurs emplois, ce qui est évidemment légitime, mais rend plus difficile le passage vers un modèle de décroissance choisie et de sobriété heureuse. La seule chose dont on hérite aujourd’hui avec l’événement Covid-19, c’est une situation qui nous échappe en partie, aux conséquences imprévisibles tant d’un point de vue social, qu’économique ou politique. La parenthèse se refermera-t-elle ou allons-nous vivre les multiples rebonds ou ondes de choc, liés à la cassure générée par le Covid-19 ? Cette ouverture et cette instabilité sont intéressantes dans la mesure où elles nourrissent de nouvelles perceptions ou de nouvelles manières d’exister…tout cela va se prolonger. Depuis Nuit Debout jusqu’aux mobilisations contre la réforme des retraites en passant par les Gilets jaunes, nous allons de rebond en rebond vers de nouvelles lignes de vie, imprévisibles, indéfinissables, ouvertes à l’inconnu.


-CL : Sur cette même question du temps: historiquement la revendication d'une réduction du temps de travail a été un axe fort pour les écologistes, elle a été quelque peu abandonnée mais revient en force aujourd'hui avec la pandémie. Comment selon toi se pose cette question et comment s'articule t-elle avec celle du revenu d'existence/revenu de base ?


A EELV dans notre projet présidentiel de 2017, on soutenait le Revenu Universel d’Existence et on avait intégré cette proposition dans le chapitre concernant le travail. On ne peut pas aborder cette question sans s’interroger sur la nature de notre rapport au travail ainsi que sur les évolutions qui traversent le monde du travail. Or la crise sanitaire, qui débouche aujourd’hui sur une crise sociale profonde, avec plus d’un million d’individus supplémentaires qui ont perdu leur emploi, des milliers de petites entreprises fragilisées, des secteurs entiers à l’arrêt, nous oblige à rechercher des solutions innovantes. Le Revenu d’existence fait partie de celles ci. La question quelque part du revenu de base ou d’existence se pose lorsqu’une partie des individus se trouvent dans une situation de désocialisation absolue. Aujourd’hui, quand on regarde comment évolue le marché du travail, on s’aperçoit qu’une grande partie des individus sont plongés dans des périodes d’intermittence et d’activités variables. Le revenu de base est une solution qui permettrait de réinjecter un peu de sécurité et de stabilité dans des parcours professionnels marqués par des interruptions, des arrêts parfois brutaux, des séquences d’inactivité.

Bernard Stiegler lui parle de « revenu contributif », le constat est le même : on prend acte du fait qu’on est dans des sociétés où l’emploi continu, stable, n’est plus dominant. Pour que ces ruptures ne soient pas vécues comme des périodes de fragilisation sociale, il faut qu’ à travers le revenu d’existence on crée une forme de stabilité au moins monétaire. Le revenu de base permet d’assurer une certaine continuité dans des sociétés où l’on est constamment heurtés par des chocs, par des interruptions, des discontinuités.


-CL : Dans ton livre tu théorises également les mutations du capitalisme, avec le basculement vers un "capitalisme des extrêmes" qui est un "hypercapitalisme" financiarisé et numérique accompagné d'une gouvernance algorithmique. Face au choc de la pandémie, ce capitalisme s'est il affaibli ou renforcé? s'est il à nouveau métamorphosé? la perspective d’un effondrement est-elle proche ?


Dans une conférence que j’ai animée récemment avec Pablo Servigne, Dominique Bourg, Geneviève Azam, Pablo Servigne a parlé d’effondrement mais au pluriel plutôt que d’un évènement catastrophique unique qui viendrait tout emporter…Des effondrements multiples et variés se produisent à un rythme soutenu : inondations en Asie, mégafeux en Australie, canicules en Europe, dégel du permafrost en Sibérie… Aujourd’hui, c’est une crise sanitaire mondiale qui entraine l’effondrement des cours de la bourse ou l’effondrement de la croissance avec ses conséquences sur l’effondrement du marché du travail et une crise sociale dont nul ne peut prédire l’ampleur. Donc difficile pour moi de répondre de manière très claire à ce que sera le monde de demain. Le capitalisme en sortira-t-il renforcé ou affaibli ? Ce n’est qu’à posteriori que nous pourrons tirer des enseignements de cette période. Le Covid-19 est en attente de sens, il y a des centaines d’articles qui sortent. La crise sanitaire a provoqué un climat d’ anxiété, de peur, d’incertitude, le sentiment d’avoir perdu ses repères qui s’accompagne d’une perte de sens, renforcée par les mutations du capitalisme depuis les années Thatcher-Reagan. Dans ces mutations, je retiendrais le post-humain, la ville augmentée, l’intelligence artificielle, la robotisation etc. tout cela bouleverse déjà notre univers mental et le monde politique ne semble aucunement troublé par ces évolutions, transférant une part de ses responsabilités vers l’expertise scientifique, médicale, économique, censée répondre aux anxiétés du présent.


Dans le livre « De nouveaux défis pour l’écologie politique », j’ai essayé d’aborder un certain nombre de ces questions qui ne sont pas suffisamment traitées dans une formation comme EELV. Toutes ces mutations dessinent le visage de ce que j’ai appelé l’hypercapitalisme marqué par une crise profonde de nos coordonnées spatio-temporelles, la gouvernance algorithmique ou encore l’expansion du tout numérique. A cet égard, la pandémie va renforcer ces tendances, en particulier s’agissant du tout numérique : télé-achat, télé-enseignement, télé-médecine ou e-commerce. Je ne pense pas du tout qu’on soit dans une période post-moderne ou post-capitaliste. On est plutôt dans la forme hypermoderne d’un système s’orientant vers ses extrêmes, « no limit », lâchant la bride à tous les excès.


-CL : Et également une tendance à l’individualisation et à l’atomisation…avant on parlait d’atomisation de la société, et il y avait toujours un caractère un peu métaphorique à ça et actuellement, avec par exemples les images des enfants parqués dans des cercles tracés à la craie, tout ce qui existait en germes d’atomisation est manifesté de manière extrêmement forte.


Ce qui est sidérant dans la période qui est la nôtre c’est l’acceptation collective de toutes les mesures de privation de liberté, avec à la baguette le pouvoir central qui dicte ce que l’on va pouvoir faire ou ne pas faire à coup de directives bureaucratiques tatillonnes et absurdes. Ce parcage collectif qu’on est en train de vivre est finalement assez bien accepté par la société au nom de la préservation de la vie ou de la santé. Ce que Foucault avait théorisé en parlant de biopolitique : une nouvelle manière de gouverner l’ensemble des vivants constitués en population autour de la santé, de l’hygiène, de l’alimentation et de la sexualité. On en est là avec l’ensemble des dispositifs de contrôle mis en place, des recommandations plus ou moins contraignantes, gestes barrières et gel hydroalcoolique.


-CL : Également, en cette période, il est beaucoup question d'un "retour de l'Etat" (Etat stratège, protecteur, investisseur..). L'échelle nationale et la pensée de l'Etat n'ont jamais été les axes forts de la pensée écologiste. T'apparaît-il qu'il y a une évolution sur ce point? Dans ton livre tu plaides notamment pour un rétablissement de la "pensée stratégique", quelle articulation conçois-tu entre cette pensée stratégique et une éventuelle approche en termes de planification étatique ?


J’ai un rapport ambigu avec cette question car face à environnement général marqué par la multiplication des chocs, ce sont les territoires qui joueront un rôle déterminant dans notre capacité à nous adapter aux conséquences de ces chocs. En même temps je vois bien que dans la gestion de la crise sanitaire actuelle, c’est vers l’Etat et les institutions publiques que l’on s’est principalement tourné, leur demandant des masques, des tests et des capacités de soins intensifs. Certes, les régions ou les collectivités locales ont joué un rôle important dans la mise en oeuvre des mesures de confinement et de déconfinement, mais c’est la parole de l’Etat que l’on attendait pour fixer un cap, des objectifs et des moyens. C’est pourquoi, je ne nie pas l’importance de l’Etat stratège capable de tracer des orientations et de planifier les moyens humains, financiers et opérationnels pour conduire, par exemple, notre appareil industriel vers la transition écologique de l’économie. Actuellement, le gouvernement a choisi de multiplier les plans de relance sectorielle, sans aucune véritable conditionnalité aux aides accordées. C’est une erreur que de ne pas utiliser ces aides pour conduire les mutations dont on a besoin pour répondre aux enjeux climatiques et sociaux. Certes les territoires ont un rôle à jouer mais notre tradition centralisatrice continue à peser lourdement dans les choix de politique publique que nous faisons.


-CL : L’Etat qui s’est construit en France et le processus d’uniformisation qu’il y a eu des cultures etc. s’est fait par la République, et c’est peut-être à un angle mort de la pensée des écologistes parce qu’on essaie de repenser la diversité et que l’idée républicaine peut être rattachée à une forme d’uniformité parce qu’il y a cette idée d’égalité qui est extrêmement forte et fondatrice. Du coup il y a un enjeu à penser un républicanisme écologique où s’articule égalité et diversité… ?


J’ai toujours été très méfiant vis à vis du républicanisme, pour les raisons que tu as évoqué : l’homogénéisation des langues, l’homogénéisation des territoires, l’Etat centralisateur avec le même slogan aux frontons de toutes les mairies de France…ces valeurs inscrites sur les frontons sont de beaux principes, même si je pense qu’au nom de ces principes on s’est coupé d’une partie de notre diversité et de notre pluralité.


-CL: C’est contre intuitif, la construction de la République a été violente, elle s’est faite par une destruction de certains patrimoines, et ça fait partie de notre histoire. Mais ça a une charge symbolique et émotionnelle extrêmement forte, et reste la question de comment on transforme cette forme institutionnelle, la tâche d’établir notre vision alternative de la forme institutionnelle.


Je suis assez ambivalent sur ce sujet dans la mesure où je reconnais à la fois l’importance de l’Etat stratège et les risques liés à un pouvoir centralisateur incapable de prendre en compte la diversité des situations locales. Cette tension n’est pas nouvelle mais c’est à l’articulation de ces deux dimensions qu’il nous faut travailler. Rajoutons l’Europe qui est un acteur clé.


-CL: Ce qui nous piège c’est peut-être la question de l’urgence : si on était dans une situation où nous avions le temps de faire une transition sur plusieurs décennies, ce serait possible de penser un processus très décentralisé, mais nous sommes dans un moment où il s’agit plutôt d’engager une rupture et une reconstruction par les fondements, du coup il y a un besoin d’une puissance publique qui puisse agir de manière un minimum verticale, mais ça ne va absolument pas avec ce que l’on pense... Ces contradictions font partie de notre ADN mais si on veut mettre « l’écologie au pouvoir », il faut qu’on ait des réponses sur ces questions-là, il faut qu’on sache quel genre pouvoir on se donnera si on met effectivement l’écologie au pouvoir, il faut qu’on sache quelle est notre définition de l’exercice du pouvoir.


Il y a une dimension sous-jacente à la question que tu viens d’exprimer. Pour quelles raisons, alors que nos concitoyens ont accepté sans finalement trop barguigner des règles drastiques de privation de leur liberté en raison de la crise sanitaire, ne sommes nous pas collectivement prêts à assumer des contraintes fortes pour faire face au réchauffement climatique et à l’impératif de réduction de l’émission de gaz à effet de serre ? Le risque, évidemment, dans cette période de déconfinement est que tout reparte comme avant, avec l’effet rebond en plus. Il n’est pas sur que nous soyons capables collectivement d’accepter le rationnement, la réduction de nos mobilités, les efforts en matière de consommation, au nom du climat…cela m’interroge.


-CL : Cette période particulière a aussi été l'occasion pour les gauches et les écologistes de renouer le dialogue. Résilience Commune est d'ailleurs né de la volonté de jeunes militant.e.s de divers partis politiques appartenant à l'arc de gauche et écologiste de travailler ensemble. Il y a également eu une tribune ("Au coeur de la crise, construire l'avenir") signée par un panel large de personnalités des familles politiques de gauche et écologistes. Comment interprètes-tu ces "retrouvailles" ? Indirectement, cela pose la question du rapport entre "la gauche" et l'écologie. Comment formulerais-tu cette relation ?


Il y a pour simplifier deux imaginaires : un imaginaire de gauche et un imaginaire écolo, tout l’enjeu de la période est que ces deux imaginaires se rejoignent, se rassemblent, se nourrissent l’un l’autre…et la crise sanitaire peut nous laisser espérer une prise de conscience plus rapide de cette nécessité. Les multiples tribunes, les rencontres virtuelles qui se sont multipliées durant le confinement, les échanges transpartisans qui ont eu lieu, me laissent penser que les choses bougent. A nous de nous saisir collectivement de cette situation. Mais il faut qu’EELV et les écologistes jouent un rôle moteur dans la période qui s’ouvre. Je regrette qu’une partie d’entre nous hésitent et posent encore un regard sceptique sur les évolutions de la gauche. Or, il me semble, qu’il y a dans le camp de la gauche (en tout cas d’une partie de celle-ci) des évolutions notables par rapport au projet de société que nous défendons depuis des décennies, un projet articulé autour des enjeux écologistes, sociaux et démocratiques.


D’ailleurs, tout au long de l’histoire sociale de ces deux derniers siècles il y a toujours eu plusieurs gauches, comme il y a plusieurs écologies. De nombreux auteurs ont montré qu’ à l’intérieur des gauches du XIXème siècle, il y en avait qui s’intéressaient déjà à la question de la nature, des rapports de la production aux limites, aux ressources naturelles…certes la gauche productiviste l’a emporté mais nous sommes à un moment clé de notre histoire, où chacun se rend compte que l’idée d’abondance, de croissance et de partage des richesses, qui fut le crédo de la gauche industrialiste, se heurte aux limites géophysiques de la planète. Pierre Charbonnier le montre avec brio dans son dernier livre Abondance et liberté : il montre les intrications qu’il y a eu tout au long du XIXème et XXème siècle entre les idéaux, portés par la gauche, de liberté, d’égalité et la recherche de la croissance censée apporter l’abondance en s’affranchissant des pesanteurs du monde et des limites matérielles de la planète. Ce socle matériel sur lequel s’est bâti le socialisme, avec la redistribution etc., ce socle-là s’effondre, se dérobe, et il faut chercher un autre modèle fondé sur d’autres références ou en tout cas fondé sur la prise en compte de nos limites matérielles. Si une partie de la gauche a encore du mal à intégrer la radicalité du projet antiproductiviste et anticonsumériste, reste que nous n’avons pas d’autres chemins, si nous voulons éviter le pire, que de conjoindre ces deux chaînons de l’histoire politique de notre pays.


Donc moi je suis tout à fait partie prenante de toutes ces boucles de discussion pour continuer à être demain en capacité de créer une alternative. Lorsque Patrick Viveret évoque la décennie critique qui a commencé avec le Covid-19, il faut bien qu’on ait une traduction politique sociale et écologiste à la hauteur de ce constat. Et donc nos partenaires sont naturellement celles et ceux qui au sein des gauches ont compris l’urgence écologiste et sont prêts à intégrer dans leurs programmes l’urgence écologique. Tant mieux qu’il y ait des mouvements comme Résilience Commune qui nous poussent à cela, c’est un signal très fort adressé à EELV.


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