La banderole de Génération Identitaire : la stratégie de la fracture

Par Edouard Raffin


Paris, samedi 13 juin, des jeunes du mouvement de l'ultra-droite « Génération Identitaire » se sont fait remarquer en déployant une banderole provoquante en marge d’une manifestation contre les violences policières et le racisme dans leurs rangs. Des troubles fête à coup de « racisme anti-Blanc ». Pour bien saisir le sens de la énième provocation orchestrée par Génération identitaire, retour sur le contexte des faits puis analyse d’un non-sens historique et juridique.

(Photo de l'Express par Thomas SAMSON / AFP)


Le maintien de l’ordre blesse et tue

Une manifestation a réuni 20 000 participants le 13 juin Place de la République à Paris pour dénoncer les violences policières.


Celles-ci sont devenues systématiques, par leur fréquence, leur disproportion et l’insuffisance des sanctions disciplinaires et pénales en cas d’abus, même manifeste. Lors des derniers grands mouvements sociaux français (Loi El Khomri, fronde des Gilets Jaunes, réforme des retraites), les forces de l’ordre ont durci leurs moyens de coercition, entraînant la multiplication de graves blessures parmi les manifestants comme le montre un documentaire Street Press de 2019 : « Gilets Jaunes, une répression d'Etat » .


L’ACAT pour n’en citer qu’une (ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort) a dénoncé l’usage par les forces de l’ordre d’armes ou techniques d’interpellation quasi létales « dont l’utilité et les conséquences nous apparaissent complètement disproportionnées » (rapport mars 2020 « Maintien de l’ordre, à quel prix ? ).


Aujourd’hui, on s’interroge comme jamais sur l’usage de la force parce que le nombre de blessés dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre révèle des dysfonctionnements : choix des dispositifs d’accompagnement des manifestations, choix d’unités comme les BAC, choix de laisser sévir ou non des éléments perturbants dans les cortèges, choix des armes, des techniques d’interpellation, absence d’ordre hiérarchique systématique appelant à la retenue individuelle).


Pour mesure la gravité de ces violences, rappelons que la France a été condamnées 5 fois par la CEDH (recours excessifs ou injustifiés à la force policière et/ou enquêtes insuffisantes) :


- Castellani c. France 30/04/2020 : violation art. 3 – interdiction de la torture (traitement inhumain).

- Chebab c. France 23/05/2019 : art. 2 (droit à la vie).

- Semache c. France 21/06/2018 : art. 2 (droit à la vie).

- Toubache c. France 07/06/2018 : art. 2 (droit à la vie).

- Boukrourou et autres c. France 16/11/2017 : art. 2 (droit à la vie).


Cet usage de la force entraîne également la mort.


Par soucis d’exactitude et pour leur mémoire, il est précisé que des agents des forces de l’ordre meurent également chaque année (recensés ici) : soit par accident de la route, soit pendant des entraînements ou pendant la terrible vague d’attentats terroristes en 2015 à l’image des deux agents de police Ahmed Merabet et Clarissa Jean-Philippe ou encore de l’officier de gendarmerie Arnaud Beltrame mort en service après s’être substitué à un otage au cours de l’attaque terroriste du 23 mars 2018 à Trèbes.


Des agents meurent donc en opération mais le fait demeure rare et ils consentent à ce risque inhérent à leurs fonctions puisque la Loi précise par exemple pour les gendarmes : « L'état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu'au sacrifice suprême» (article L.4111-1 du Code de la Défense).


Depuis 10 ans, les interventions policières mortelles sont en hausse (voir l’enquête détaillée sur 40 ans par le journal Bastamag). Aucun gouvernement ne semble encore capable d’enrayer cette tendance.


Récemment, les affaires marquantes ont été le décès du militant écologiste Rémi Fraisse par un tir de grenade offensive (26 octobre 2014, Barrage de Sivens), le décès de Madame Zineb Redouane, 80 ans par un tir de grenade lacrymogène (2 décembre 2018, Marseille), la noyade de Steeve Caniço pendant la fête de la musique (22 juin 2019 à Nantes), la mort de Cédric Chouviat (3 janvier 2020 Quai Branly à Paris) dont le plaquage ventral fait écho à l’interpellation mortelle d’Adama Traoré (19 juillet 2016, caserne de gendarmerie de Persan à Beaumont-sur-Oise) et évidemment l’insoutenable cas de Georges Floyd (25 mai 2020, Etats-Unis, Minneapolis).


Un racisme systématique dans la Police ?

L’interpellation mortelle de Georges Floyd a eu pour conséquence de libérer la parole. C’est comme ça que nous découvrons les messages que des milliers de policiers s’échangeaient sur les réseaux sociaux (leur prose raciste sur un groupe Facebook est là ou révélé dans un documentaire Arte Radio).


On y trouve les douceurs du langage comme : « sales métèques », « ratons », « bougnoules », « négroïde » et le combo sexisme/racisme : « pute à nègre blanche ».


Sidération de saisir ainsi chaudement le virus du racisme, du sexisme, de l’homophobie, du fascisme.


La sidération devient colère en relisant l’étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po selon laquelle plus des policiers aurait voté Front national aux élections régionales de 2015 :


« Quand on sait que l'extrême droite ne porte pas particulièrement sur son cœur Arabes et Blacks, ça la fout mal comme on dit vulgairement d'entrer dans un commissariat de police où théoriquement un flic sur deux adhère aux idées FN. »


Alors les identitaires ont beau se « voiler » la face, le racisme et les violences policières sont un fait établi. Et à ce point perçu, su et reconnu aujourd’hui que 20 000 français peuvent se réunir en dépit des interdictions de manifester prises dans le cadre de l’état d’urgence (loi du 11 mai 2020 prorogeant l'état d'urgence sanitaire).


#WhiteLivesMatter

Génération identitaire, moins on les voit, mieux on se porte. Leurs actions sont rares et toujours condamnables en droit mais rien n’y fait, ils entretiennent une angoisse culturelle avant d’en faire une croisade.


Ils pensent que l’universalisme mène à l’uniformité et ainsi que la mixité ethnique de nos sociétés fera disparaître l’identité française. Qu’un flot migratoire menacent actuellement la France et la culture continentale majoritaire. Qu’il y a un racisme anti-Blanc dont personne ne parle. Ils ne croient pas à l’acquisition de la nationalité par contrat avec la Nation d’accueil et promeuvent un culturalisme civilisationnel. Enfin, ils pensent qu’une guerre ethnique est imminente et s’y préparent.


Quelques réflexions de militants identitaires révélées par une enquête infiltrée au bar lillois « La Citadelle – Pour la défense de la civilisation européenne » (pour être complet, il convient d’apprécier la laborieuse défense en conférence de presse de son fondateur Aurélien Verhassel).


Des jeunes français pas si croquignolets que l’image publique qu’ils se donnent.

Nous pouvons donc aisément sentir leur salive haineuse répliquer que les personnes décédées lors d’interventions de police ne sont pas des enfants de cœur… comme si les délinquants, par leur infraction, acceptaient implicitement le risque de mort.


Ils font abstraction de tant de principes de droit. Sait-on seulement si l’Académie de Marion maréchal Le Pen les enseigne dans le MasterIdentité option comment camoufler ses idées d’ultra droite en public ? Non leur ISSEP n’enseigne certainement pas tous les principes du bloc de constitutionnalité et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales… de toute manière, c’est trop long à dire, et pour quoi faire. On imagine des citations de l’essai d'Arthur de Gobineau selon lequel « le mélange ethnique » a un « effet de décadence » entraînant forcément « la chute des civilisations ». Il y a peut-être un module sur la mission civilisationnelle façon Jules Ferry : « si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser » et qu’il ne faut « non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert » (discours de 1884).


Difficile de soutenir la pureté raciale ouvertement mais ces jeunes en parlent entre eux. On pourrait leur citer mille illustres personnages qui démentent cette croyance mais ils maintiendraient qu’il faut défendre l’Europe blanche menacée par « le grand remplacement ».


Thèse infondée dans les faits. Il n’y a pas de flots d’immigrés. En matière d’accueil des étrangers, la France se situe en-dessous de la moyenne de ses voisins selon les chiffres 2019 du Ministère publié en juin 2020. « La France est parmi les pays les plus restrictifs en termes de séjour ».


Qu’importe les chiffres, c’est pathologique, ils vomissent quand on soutient que la diversité suscite un renouvellement des catégories de pensée. Que le partage des connaissances entre cultures enrichit une nation. Que l’identité d’un individu dépasse celle de ses parents, sa couleur de peau et son métier mais se compose d’autres facteurs ouverts : liens amicaux, goûts culturels, références philosophiques, opinions politiques, voyages…


Mais rien à faire, ils bloquent sur la race. Sur la race blanche et dénoncent carrément un « racisme anti-Blanc ».


Ils s’étonnent qu’un « J’ai du mal à respirer» souffle comme un vent de colère sur toute une génération et préfère déployer sur un toit (oui ils aiment beaucoup les toits, l’expression de leur sentiment de supériorité peut-être) une banderole : « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc ».


Les identitaires seraient bons en surf pour glisser ainsi de #BlackLivesMatter à #AllLivesMatter jusqu’au creux de la vague #WhiteLivesMatter.


Une aberration. Un contre sens historique et juridique.


Le racisme anti-Blanc n’existe pas

Le racisme consiste à considérer une hiérarchie entre les races. La biologie distingue cinq groupes : la race asiatique, la race noire, la race amérindienne, la race australoïde et la race européenne ou caucasienne. Mais en aucun cas la Science n’a fondé la supériorité d’un groupe sur les autres.


Le racisme est donc une idéologie au service d’une politique intentionnée (colonialisme, pangermanisme, etc.). Or, employer le terme « racisme » c’est reprendre une idée inventée par les blancs contre les autres races.


Ce mot renvoie aux pires discriminations de l’Histoire. Sa présence dans les textes juridiques antérieurs a été liée à des crimes contre l’humanité comme le Code noir ou la série de Lois du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs. Il renvoie aux discriminations et à l’extermination d’un peuple sous le IIIe Reich. Il renvoie à l’Apartheid. A Martin Luther King. Au discours de Barak Obama intitulé « A more Perfect Union », traduit en français : « De la race en Amérique » (Philadelphie, mars 2008).


Une connotation que les identitaires percutent alors que le racisme anti-Blanc n’existe pas d’un point de vue historique.


Aucun groupe d’humain non blanc écrase, exclue, domine des « blancs » en France ! « Sale blanc » n’est pas équivalent à « sale noir » ou « sale arabe ». Prétendre que toutes les formes de racisme se valent et porter ainsi comme ces jeunes l’ont fait le 13 juin le flambeau d’un soi-disant « racisme anti-Blanc » c’est nier l’Histoire du racisme dont les blancs ont été les concepteurs et bénéficiaires et c’est nier aujourd’hui la souffrance sociale brute vécue par les minorités dans les lieux publics mais aussi au travail et à l’école… Selon une étude sur la base du rapport annuel CNCDH déjà parue en 2013 « les musulmans sont la minorité la plus stigmatisée ».


Ce que les identitaires mettent derrière l’expression « racisme anti-Blanc » regroupe des cas d’agressions, d’insultes, dont le nombre, la forme et les lieux sont sans aucune comparaison possible avec tous les faits de racisme rapportés par la population minoritaire et qui, en toute hypothèse ne correspond pas à la définition donnée par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (adoptée en 1965 dans le cadre de l’ONU – la France est liée par ce traité). C’est le texte le plus important sur le racisme. Son article 1er définit précisément la discrimination raciale :


« toute distinction, exclusion, restriction ou préférence, fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice dans des conditions d‘égalité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dans les domaines politique, économique, social et culturel, ou dans tout autre domaine de la vie publique ».


Comme dit le Professeur Fassin « je n’entends pas de discours politiques anti-Blanc, je ne vois pas de discrimination à l’embauche, au logement pour les blancs, je ne vois pas de contrôle au faciès pour les blancs, donc les expériences sociales ne sont pas les mêmes ». Et il poursuit « c’est une réalité en France, il y a des gens qui risquent plus que d’autres, face à l’emploi, face au logement, face à la Police ».


Génération identitaire nage en plein délire.


D’autant qu’il n’y a aucun risque de submersion culturelle. Les phénomènes de communautarisme actif et de prosélytisme d’une autre culture que la nôtre tiennent lieu d’exception car les lois de la République permet de prendre toute mesure nécessaire à la protection de la sécurité, de l'ordre et de la santé publique, de la morale ou des libertés et droits fondamentaux.


« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale». Au frontispice de notre Constitution, l’article 1er affirme, après son unité, le caractère laïque de la République française. Mais elle doit se concilier avec d’autres principes républicains : la liberté de conscience et de culte. La conciliation de ces principes n’est pas toujours aisée mais on y parvient toujours aidés par les principes d’égalité, de neutralité et de laïcité dans l’espace public.


En cas de troubles à l’ordre public, notre Droit permet de prendre une mesure d’interdiction si elle est « adaptée, nécessaire et proportionnée au regard des nécessités de l’ordre public » (Conseil d’Etat, ord., 26 août 2016, n° 402742).


Dans les affaires dite « crèche de Noël » le Juge a bien considéré que « l’installation temporaire d’une crèche de Noël par une personne publique dans un emplacement public est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif » (Conseil d'État, 14 février 2018, Fédération de la libre pensée de Vendée, n° 416348).


La culture défendue par les identitaires est donc respectée lorsque les circonstances locales le justifient.


Enfin, en France, aucune discrimination ne peut être fondée sur la race. Cela englobe la discrimination positive. Les différences de traitement ne peuvent être fondées que sur des considérations liées à la géographie et au statut économique et social. Que nous soyons blancs, noirs, arabes, asiatiques… nous bénéficions donc juridiquement des mêmes traitements.


Le racisme anti-Blanc se dissout donc facilement dans l’Histoire, la Philosophie et le Droit.


Tout comme Génération identitaire se dissout très bien dans le code pénal.


Un groupuscule multirécidiviste

- Tribunal de Paris : 15 identitaires ont été condamnés à des amendes de 500 euros le 15 juillet 2017 pour être montés sur le toit du siège du PS et avoir déployé une banderole dans le cadre d'une manifestation contre le mariage gay le 26 mai 2013.


- Le 5 octobre 2018 : des identitaires pénètrent dans les locaux de l’association SOS Méditerranée à Marseille. 22 sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour « violences en réunion, séquestration, participation à un groupement en vue de commettre des violences et enregistrement et diffusion d'images de violence ». Le 29 avril 2019, la porte-parole Anaïs Lignier est aussi mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, accusée de complicité de violences pour avoir enregistré et diffusé les images de l'action.


- Tribunal de Gap, le 29 août 2019 : une belle condamnation pour cause d'« activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ». La peine écopée fut de 6 mois de prison ferme et amende de 2 000 € accompagnée d'une privation des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans pour trois de leurs cadres : Clément Gandelin de Lyon, le président de l’association Génération identitaire, Damien Rieu de son vrai nom Damien Lefèvre (qui a rejoint depuis la vitrine de l’ultra droite : le RN) et Romain Espino, porte-parole. L'association a aussi été condamnée à 75 000 euros d'amende.


- Tribunal de Bobigny, 13 mars 2020, encore une condamnation pour l’action minable du 29 mars 2019 sur le toit de la CAF de Bobigny. Là, 18 militants ont été condamnés à des peines entre 1 et 3 mois de sursis prononcées pour « entrave à la liberté de travail ».


- Quant au feuilleton judiciaire de la Mosquée de Poitiers, le Tribunal avait condamné 5 identitaires à 40 000 euros d'amende et 1 an de prison avec sursis –, après l’occupation en 2012 d’une mosquée en construction à Poitiers ! Mais il y avait une erreur de procédure. « Le délit de provocation à la haine raciale ou religieuse a été jugé prescrit compte tenu du temps écoulé et de l’inaction du parquet comme des parties civiles. » Aussi le vendredi 19 juin 2020 la Cour d’appel de Poitiers a été obligée de relaxer pour cette pure question de forme. Cet arrêt ne peut s’interpréter comme une validation judiciaire de l’occupation d’un édifice de culte pour dénoncer l’islamisation de la France.


- Enfin, pour l’action du 13 juin 2020, la chute est riche d’enseignements. Les identitaires sont venus dénoncer le racisme anti-Blanc en pleine manifestation contre le (vrai) racisme dans la police. Or, ils ont attendu sur le toit que la Police les « interpelle » (ou plutôt qu’elle les protège de la vindicte provoquée par leur propre turpitude). Il paraîtrait que la Police ne venait pas alors ils auraient composé eux-mêmes le 17 [rire dans la salle]. Puis ils ont été emmenés au commissariat pour « contrôle » dans une atmosphère joyeuse vu leur selfie sourires dans le panier à salade. Comble de l’indécence.


Par leur action si fièrement revendiquée ensuite sur leurs réseaux sociaux (voir notamment les post de Thaïs d’Escufon dont le compte est depuis régulièrement censuré - @Tha_is_dcf – encore une raison de se victimiser), les 9 « ex-filtrés » du groupuscule multirécidiviste Génération identitaire ont donc démontré ce que 20 000 français étaient venus dénoncer.


Génération déshonneur.


Ils rougiront peut-être de leur conduite délirante quand les années auront passé. En attendant il n’y a pas de système anti-Blanc qui fasse menace à notre civilisation. Il y a un modèle économique globalisée, en roue libre, qui broie indifféremment les êtres humains.


Face au désastre écologique et sociale, nous avons tous le choix : marcher à la peur ou marcher à l’espoir. Chacun des membres de notre génération révèlera son courage ou sera responsable d’avoir agité le tumulte. Génération identitaire renverse le racisme, nie la souffrance quotidienne vécue par des concitoyens minoritaires et agite le tumulte.


Leurs fantasmes peuvent mener à la haine, au terrorisme inversé, comme l’illustre parfaitement le cas de Rémi Falize, membre de Génération identitaire qui raconte autour d’un verre dans un bar de Lille :


« Le jour où je sais que j'ai une maladie incurable, mec, je m'achète une arme, je fais un carnage (…) contre une mosquée, n'importe quoi, même une voiture bélier (…). Au marché de Wazemmes, c’est moi qui y vais. Je vais là-bas, je te fais un carnage. Charlie Hebdo à côté, c’est de la pisse de chien » et il mentionne le marché de Wazemmes fréquenté par des maghrébins.


Terrible !


En décembre 2019, Rémi Falize a été inculpé pour incitation à commettre des actes terroristes (article 421-2-5 du code pénal).


Génération identitaire, il faut cesser d’agiter le tumulte ou « vous nous trouverez toujours sur votre route ».

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