Le Crocus, une monnaie complémentaire européenne pour « booster » l'agroécologie, créer des emplois

Par Hélène Nivoix


L’Europe doit se réinventer ? Chiche ! L'UE gagnerait à mettre en place une monnaie complémentaire écologique appelée "crocus" dont le volume (masse monétaire) serait indexé sur la quantité de matière organique vivante cultivée dans des microfermes pratiquant une agriculture "écologiquement intensive".

L’Europe doit se réinventer ? Chiche ! L'UE gagnerait à mettre en place une monnaie complémentaire écologique appelée "crocus" dont le volume (masse monétaire) serait indexé sur la quantité de matière organique vivante cultivée dans des microfermes pratiquant une agriculture "écologiquement intensive" (1), notamment : agroécologie, agroforesterie et/ou permaculture. La matière vivante étant spontanément inflationniste (2), plus les pratiques agricoles réellement favorables à la vitalité écologique se généraliseraient (richesse des sols et de la biodiversité, protection de l'eau, résilience des agroécosystèmes), plus la quantité de crocus augmenterait. Versée aux paysans et aux travailleurs de la terre uniquement, cette monnaie écologique ne serait convertible qu'avec les monnaies complémentaires locales et citoyennes (MLCC), lesquelles trouveraient là un débouché particulièrement fructueux, apte à les faire accéder à une autre dimension par rapport à celle à laquelle elles sont cantonnées actuellement, c'est à dire peu ou prou à l'état de "gadget".


Le projet crocus se veut l'outil qui accélérera le nécessaire passage à une agriculture beaucoup moins énergivore, plus respectueuse du vivant, et contribuant à nourrir l'Europe notamment en temps de crise (3).


Contexte

Notre espèce est confrontée au mur de la réalité. Il est urgent de réconcilier l’écologie et économie, la survie de nos civilisations en dépend. 
Heureusement, nous savons comment recréer une collaboration étroite avec la puissance des processus naturels, mais il importe que des pratiques agricoles régénératrices soient mises en œuvre très rapidement et largement, dans le cadre d'un vaste mouvement de collaboration transfrontières.
Impulsé en premier lieu par l’Union européenne puis proposé à tous les pays volontaires, le projet de monnaie crocus est l’outil commun dont nous avons besoin pour une mobilisation rapide en faveur du climat, de l’écologie et de la résilience des communautés humaine. Et ce, à une échelle la plus grande possible.


Fonctionnement

La BCE crée une division en son sein, le Fonds Monétaire Vital (FMV) qui émettra la monnaie crocus dont le volume est indexé sur la quantité de matière organique vivante cultivée sous le label « grappe de microfermes », GMF. Une GMF est un groupe de petites unités agricoles polyvalentes qui appliquent les principes clés de l’agriculture régénérative : le semis direct et le travail minimum du sol, les cultures de couverture, les composts, BRF, biochar, les plantations multispécifiques, la mise en valeur biologique du sol, l'agroécologie et l'agroforesterie, le pâturage tournant dynamique, le retour de terres à l’état de prairies ou de pâturages, l'aquaculture écologique, la permaculture etc. Les GMF bannissent les engrais chimiques, les pesticides de synthèse, les OGM et l'élevage intensif.


Organisée en coopérative, la GMF permet aux paysan.ne.s et ouvrier.e.s qui la composent de partager leur savoir-faire et d’approvisionner la population en produits frais par le biais de circuits courts de distribution.


Elle peut être constituée :



– soit par l’auto-organisation de plusieurs agriculteurs/trices,



– soit par un groupe de chômeurs/ses ayant un projet collectif, les terres seraient mises à leur disposition par une collectivité locale dans le cadre d’un bail emphytéotique de 99 ans,



– ou par un ou plusieurs investisseurs privés souhaitant encourager la reconversion de terres agricoles appauvries par la monoculture intensive. Ils bénéficieraient d’un régime fiscal favorable en soutenant la création d’une ou plusieurs GMF, à condition que ces dernières emploient des salarié(e)s ayant des droits syndicaux, et n’utilisent pas de travailleurs/ses indépendant(e)s ubérisé(e)s.


Chaque pays européen qui se portera volontaire pour participer au programme du FMV encouragera la création de centaines de GMF et recevra en retour des crocus du Fonds, en proportion de la quantité de matière organique vivante générée par les GMF sur son territoire. C’est la coopérative constituée par les paysan-ne-s et les travailleurs/ses agricoles de chaque GMF qui reçoit du gouvernement sa part de crocus en fonction de la quantité de matière organique vivante qu’elle a cultivée (chiffres certifiés annuellement par la communauté scientifique). Elle distribue les crocus reçus à chacun de ses membres, qui sont les individus contribuant directement à l’augmentation de la masse de matière vivante. Les crocus ne peuvent être échangés que par ceux/celles-ci, et uniquement contre la monnaie locale complémentaire rattachée à la localité de la GMF.


Le collectif qui gère la monnaie locale est autorisé à inclure dans ses livres de comptes les crocus qu’il a reçus, lesquels sont considérés comme des unités du compte de garantie auquel la monnaie locale est rattachée.
En dernier recours, les crocus sont remboursables par la BCE dans la monnaie nationale considérée.


Image : Logo proposé pour la monnaie Crocus


Avantages

Ce programme est un projet de géo-ingénierie naturelle à très grande échelle car il permettrait, grâce au pouvoir de la photosynthèse, la capture d'une grande quantité de CO2 en excès dans l'atmosphère. Il vise à relocaliser une partie de la production alimentaire donc à réduire le dumping social et écologique, les transports et le gaspillage. Il va générer un cercle vertueux, car la croissance de la matière vivante (notamment celle des sols et des végétaux ligneux ou vivaces) tempère le climat local et rend la terre indéfiniment fertile au lieu de l’épuiser, ce qui est synonyme d’abondance pour les communautés rurales comme de développement de l'agriculture urbaine partout en Europe :


– par le regain de l'agriculture paysanne, et la création d’un nombre considérable d’emplois grâce au complément de revenu en crocus versé à toute personne impliquée dans l’augmentation de la matière organique vivante sous le label GMF délivré par le FMV ;


– par son caractère incitatif, le crocus est un catalyseur des bonnes pratiques durables et rentables : la microagriculture hyper dense (4), le retour de la traction animale, le développement des protéines végétales et des prairies, et ce tout en gérant durablement l’eau, en liant l’élevage à l'amélioration des sols pour lutter contre la déforestation importée, en s’affranchissant à terme des pesticides et engrais de synthèse et des multinationales qui les fabriquent, en réduisant au maximum la dépendance aux énergies fossiles ;


– le crocus s'inscrit dans le mouvement de l'économie sociale et solidaire (ESS, coopératives) et stimulera vertueusement l'activité économique locale du fait de son lien organique très fort avec les monnaies complémentaires ;


– en conduisant à la création de grappes de microfermes urbaines partout où c’est possible, il contribuera à l’autonomie alimentaire des villes et au refroidissement de leurs conditions climatiques, grâce aux microclimats qui découlent de l'augmentation drastique de la biomasse végétale vivante, les sols épais et riches supportant une couverture végétale abondante et permanente (notamment : arbres et autres espèces ligneuses ou vivaces).


La monnaie crocus :



– est traçable d’un bout à l’autre de la chaîne, ce qui exclut la corruption ;



– n’est pas un gouffre énergétique comme par exemple la cryptomonnaie bitcoin ;



– est certes plus une incitation qu’une monnaie réelle ; la désignation « monnaie » devrait cependant être utilisée, car elle la rendra plus concrète et désirable pour les personnes ;



– permet à la nature d’acheter de l’argent, au lieu que la nature soit elle-même achetée par de l’argent. En d’autres termes, c’est la vitalité écologique, et non la marchandisation de la nature, qui génère de l’argent ici ;



– est donc un moyen de donner à la nature une forte valeur ajoutée, sans la détruire ;



– est spontanément inflationniste, ce qui est synonyme de croissance perpétuelle de la fonctionnalité écologique, notamment de la biodiversité, et des services écosystémiques ;



– contribuera à rafraîchir la Terre, ralentira le rythme de l’économie, apportera des valeurs plus féminines comme l’attention (care), le partage et la coopération ;



– permettra à l’Europe d’atteindre les objectifs climatiques fixés à la COP 21, ainsi que la plus grande partie des Objectifs de développement durables de l'Agenda 2030 (ODD) ;


– conduira à des sociétés beaucoup plus résilientes, au maintien de la spécificité de chaque culture locale, ainsi qu'à la solidarité au sein de chaque pays et entre les pays européens.


Popularisation

On assiste actuellement à une émergence de mouvements visant à la réconciliation avec la nature : agriculture biologique, agroécologie, agroforesterie et permaculture en particulier. La solution FMV-Crocus s’inscrit parfaitement dans cette dynamique et vient à point nommé, c’est pourquoi il est urgent de la faire connaître au plus grand nombre possible de scientifiques, d’ONG et de personnes influentes ; aux mouvements représentant et/ou favorisant l’agriculture à échelle humaine, bien sûr ; aux mouvements transfrontaliers (syndicalistes, féministes, mouvements de paix, etc. ) ; mais aussi aux intellectuel(le)s et aux artistes sensibles à la question écologique.


Le mouvement de la jeunesse pour le climat, quant à lui, semble menacé d’un essoufflement assez rapide si, parallèlement à ses protestations, il ne propose pas de solutions originales et innovantes pour bousculer l’ordre établi de manière constructive. Tous ces partenaires devraient facilement s’approprier la solution du crocus, et inciter la Commission européenne à demander solennellement à la BCE de créer le FMV.


Conclusion

La proposition du crocus est une solution systémique qui a l’avantage d’être simple, facile à mettre en œuvre et surtout, rapide. Elle est porteuse d’une véritable dynamique, celle des processus vitaux à l’œuvre partout, que nous devons cesser d’affaiblir car ils sont notre planche de salut.


Grâce à cet outil intelligent, nous parviendrons à :



– capturer plus de carbone atmosphérique, grâce au pouvoir de la photosynthèse. Les émissions négatives engendrées par les Solutions basées sur la nature (Nature-based Solutions, NbS) sont un outil dont l’Europe et le monde ne pourront pas se passer si nous voulons ralentir la dérive climatique ;



– préserver et, surtout, encourager l’épanouissement de la plus grande diversité biologique possible au sein des écosystèmes et des agro-écosystèmes qui nous soutiennent ;



– retenir l’eau douce, ce qui permettra d’éviter la poursuite de la désertification et de la salinisation de la planète ;



– nourrir les gens, leur donner du travail, retrouver l’espoir dans une paix européenne et mondiale partagée, afin que les générations suivantes soient fières de nous.


N’est-ce pas un futur possible, et des plus désirable ? 
Il est plus que temps, commençons dès maintenant à diffuser l’idée !





Annexe

(1) Selon le terme forgé par l'agronome Marc Dufumier, auteur de l'ouvrage L'Agroécologie peut nous sauver (Actes Sud)


(2) « Tu sèmes un grain, tu en récoltes cent, qui dit mieux ?! » (citation de Claude Bourguignon, agronome français, spécialiste de la fertilité et de la vie microbienne des sols).


(3) Nourrir l’Europe en temps de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients. Pablo Servigne, Editions Babel (Actes Sud) https://pabloservigne.com/nourrir-leurope-en-temps-de-crise/ Comment continuer à nourrir la population de nos régions une fois que notre système alimentaire industriel, devenu très vulnérable à cause de sa dépendance au pétrole, aura atteint ses limites ? Comment anticiper simultanément les chocs climatiques, la fin des énergies fossiles et le manque de terres fertiles ? Après avoir dressé le constat accablant et sans concession de la fragilité de notre situation, Pablo Servigne propose un tour d’horizon des pistes et solutions déjà existantes… Préface d’Yves Cochet, postface d’Olivier De Schutter. Nouvelle préface de Perrine Herve-Gruyer, co-fondatrice de la Ferme Biologique du Bec Hellouin (Normandie).


(4) "Avec la technique de microagriculture intensive, on peut créer un emploi à temps plein sur 1 000 m2, soit 10 emplois par hectare." Extrait du dossier Agriculture : Comment allons-nous nourrir l’Europe ? (Imagine, le magazine de la métamorphose écologique, n° 105 septembre-octobre 2014 www.imagine-magazine.com) : "Exemple : la ferme du Bec Hellouin (Normandie, France). Sur un sol ingrat et peu fertile de 16 hectares, Perrine et Charles Hervé-Gruyer cultivent un demi-hectare en maraîchage suivant un design en permaculture. La « microagriculture manuelle » qu’ils utilisent est inspirée des expériences d'intensification bio d'Eliott Colemann (USA).


Dans cette très belle et étrange ferme, on trouve des cultures sur buttes en agroforesterie, une serre, une forêt-jardin, des vergers, des cultures de petits fruits, des pâturages, une boutique, un écocentre et un four à pain. Les nombreux visiteurs profitent des activités de formation (école de permaculture). La commercialisation est assez classique : AMAP, vente directe, grossistes et même un restaurant étoilé. Est-ce économiquement viable ? Oui ! répond un ingénieur de l’INRA-Agro Paris Tech qui fait un suivi scientifique de la ferme. Les rendements sont exceptionnels et on y travaille moins qu’en conventionnel." ANNEXE 1 – Actualité du crocus L’idée de la monnaie écologique crocus a été retenue par les organisateurs du prochain « Congrès Mondial de la Bio » (Organic World Congress, OWC) lequel a lieu tous les 3 ans sous l’égide d’IFOAM Organics, International Federation of Organic Agriculture Movements. Pour sa 20ème édition et pour la première fois en 48 ans, le Congrès Mondial de la Bio aura lieu en France. Près de 2 400 congressistes internationaux de 50 pays, représentant 815 organisations et des milliers de professionnels, sont attendus pour échanger sur les défis et les solutions liés à l’agriculture biologique. Cette manifestation devait se tenir fin septembre 2020, mais compte tenu de la pandémie de coronavirus Covid-19, elle a été reportée d’un an et se déroulera début septembre 2021 à Rennes, sur le thème des défis et des solutions à apporter à la problématique « Comment mieux nourrir le monde en régénérant notre planète ? ». Le crocus y fera l’objet d’une présentation orale lors du « Forum culturel et éducatif », lequel vise notamment à « impliquer les agriculteurs et les citoyens dans la recherche de solutions Bio pour relever les défis environnementaux et sociaux du monde. » (https://owc.ifoam.bio/2020/fr/conference-fora) La monnaie mondiale écologique « Crocus » avait été finaliste en 2018 dans le cadre d’un concours du MIT Climate CoLab « Exploring Synergistic Solutions for Sustainable Development » (Mettre en synergie des solutions pour le développement durable). La question était : Quelle combinaison des propositions du Climate Colab pourrait aider à atteindre les Objectifs de Développement Durable ? (What combinations of Climate CoLab proposals could help achieve multiple Sustainable Development Goals?) Voir cette page : Global Complementary Currency Pegged to the Production of Organic Living Biomass – Climate CoLab et également celle-ci : Reshaping development pathways in LDCs 2019 – Climate CoLab Le « Climate CoLab », projet du Centre pour l’Intelligence Collective du Massachusetts Institute of Technology (MIT), est une communauté en ligne de plus de 75 000 personnes qui travaillent ensemble pour développer des propositions sur la manière de faire face au changement climatique.


Base scientifique : Étude de l’INRAE À la demande de l’Ademe et du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra, qui s’appelle maintenant Inrae) a conduit une étude sur le potentiel de stockage en carbone des sols français (hors outre-mer) et a dévoilé les résultats de celle-ci le 13 juin 2019. Ces travaux se réfèrent aux termes de l’initiative 4 pour 1000, lancée lors de la COP 21 à Paris en 2015 qui consiste à accroître la teneur en carbone organique des sols mondiaux d’au moins 4‰ par an. Ce niveau de stockage équivaut aux émissions actuelles de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais ne doit pas laisser penser que la réduction des émissions soit devenue facultative (celle-ci reste même l’objectif principal). L’étude, intitulée « Stocker 4 pour 1000 de carbone dans les sols : le potentiel en France » démontre que nous pourrions réduire de 12% des émissions totales de CO2 françaises (de 40% les émissions du seul secteur agricole) en stockant un supplément de carbone dans les sols sans modifier leur mode d’occupation ni la structure des systèmes agricoles et forestiers actuels. Retrouvez l’étude : Stocker 4 pour 1000 de carbone dans les sols : le potentiel en France | INRAE INSTIT Les progrès ne viendront pas des surfaces forestières. Elles stockent déjà en moyenne 81 tonnes de carbone à l’hectare auxquelles s’ajoutent tous les ans 240 kilos supplémentaires. Le seul enjeu, c’est de les préserver.
Les prairies permanentes aussi sont d’excellents pièges à carbone avec 84 tonnes à l’hectare et un apport annuel de 50 kilos. En revanche, dans les grandes cultures, l’utilisation de désherbants et la récolte de la quasi-totalité de la biomasse produite conduisent à des sols qui s’appauvrissent et qu’on est obligé d’enrichir par des engrais chimiques. En mettant en oeuvre de bonnes pratiques agricoles sur la totalité des surfaces où cela est réalisable, il est possible d’atteindre un stockage additionnel de +1,9‰ par an pour l’ensemble des surfaces agricoles et forestières (+ 3,3 ‰ pour les seules surfaces agricoles et + 5,2 ‰ s’agissant des grandes cultures), soit 5,8 millions de tonnes de carbone de plus par an qui rejoindraient les 3,5 milliards de tonnes de carbone que contiennent déjà les sols de l’hexagone. Sur ces 5,8 millions de tonnes qui peuvent être gagnées, près de 5 millions proviennent d’une meilleure gestion de la culture des céréales, du maïs, des oléagineux. Quel intérêt pour les agriculteurs ? Certains bénéfices ne sont pas immédiatement rémunérateurs. L’amélioration de la fertilité, une meilleure rétention de l’eau, une biodiversité favorisée ne sont pas directement profitables. « Les couverts végétaux entre cultures, la substitution du pâturage à la fauche, l’intensification des prairies ont des coûts de 55 euros la tonne de CO2 qui sont modérés et considérés comme rentables, assure Laure Bamière, économiste à l’Inra. Avec 82 euros la tonne de carbone, l’agroforesterie reste financièrement accessible. En revanche, l’allongement de la durée des prairies intermittentes a un coût élevé ». La moitié des 5,8 millions de tonnes de carbone peut être stockée à un coût très raisonnable estimé à 160 millions d’euros par an. Le jeu en vaut donc la chandelle. Le financement de mesures d’amélioration des pratiques agricoles dans le sens d’une plus grande séquestration du carbone dans les sols permettrait donc un double bénéfice : améliorer les revenus des agriculteurs, tout en absorbant une partie importante de gaz à effet de serre. La France, qui fut à l’origine de cette initiative « 4 pour 1000 pour les sols, la sécurité alimentaire et le climat » devrait, en toute bonne logique, inciter l’Union Européenne à appliquer les préconisation de cette étude (voir : https://www.4p1000.org)

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