"Mon objectif est d’avoir un pays uni"

Entretien avec Aïssata Seck

Par Mathias Goldberg et Mathilde Nutarelli


Originaire des Mureaux, habitante de Bondy depuis 20 ans, Aïssata Seck s'investit d’abord dans le milieu associatif de sa ville. Née en France, d’origine Sénégalaise, elle décide de s’engager en politique après les révoltes urbaines de 2005 et la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré. Elle prend sa carte au Parti Socialiste en 2010, participe à la campagne de François Hollande en 2012 et est élue maire adjointe à Bondy en 2014.

À la fin de l’année 2016, elle parvient à obtenir auprès du Président de l’époque la naturalisation des tirailleurs sénégalais. Ces combattants ont fait partie des troupes françaises lors des deux guerres mondiales et se sont battus en Indochine et en Algérie, sans obtenir de reconnaissance de l’État français. Elle rejoint Génération·s en 2017 et est aujourd’hui conseillère municipale d’opposition à Bondy. Tout récemment, début décembre, elle a été nommée au sein d’un conseil scientifique d’une vingtaine de personnalités qui doit travailler au recueil des 400 noms de personnes issues de la diversité et qui ont marqué l’histoire de France.


Résilience Commune l’a rencontrée et a échangé avec elle sur le travail de Mémoire en France, la lutte contre les discriminations et le racisme, les liens entre police et population et les quartiers populaires.



Résilience Commune : Un sondage[1] du 2 décembre met en avant la chute de la confiance que les français accordent à la police. Cette baisse est particulièrement forte chez les classes populaires, les jeunes et les habitants des petites agglomérations. Qu’en penses-tu et comment rétablir cette confiance ?

Aïssata Seck : Ce sondage n’est pas surprenant. Cela fait un certain nombre d'années que cette défiance envers la police augmente. Cela ne m’étonne absolument pas non plus que ce soient les personnes issues des quartiers populaires qui expriment la plus grande défiance. Elle est liée à plusieurs facteurs. Pour vous donner un chiffre concret, le dernier rapport de Jacques Toubon[2], publié en 2019-2020, montre qu’un homme noir ou d’origine maghrébine a 20 fois plus de chances de se faire contrôler par la police qu’un homme blanc. Cette statistique est en elle-même extrêmement édifiante et montre à quel point dans les territoires populaires, on est confronté à ces problématiques de racisme et de discrimination.


Un homme noir ou d’origine maghrébine a 20 fois plus de chances de se faire contrôler par la police qu’un homme blanc

De manière générale, on sait que ces contrôles sont plus importants dans les quartiers dits “populaire”. Mais, on sait aussi qu’ils ont été multipliés durant le confinement. On sait également que durant l'État d’urgence les contrôles ont été multipliés envers ces populations. Ce sondage reste donc critique mais il ne m’étonne pas aujourd’hui. Toutefois, je reste de ceux qui sont optimistes et qui pensent qu'il y a des solutions pour rétablir le contact entre la police et la population.


Je vois un certain nombre de mesures pour y parvenir. A mon sens, la première des choses serait d’ouvrir un chantier de lutte contre le racisme et les discriminations au sein de la police et de la gendarmerie. Ce chantier est nécessaire parce qu’il est important que l’on puisse expliquer aux forces de l’ordre ce qu’est la France. Ce travail permettra notamment de proposer à nos futures forces de l’ordre des modules pédagogiques sur l’Histoire de France. Elle doit comprendre l’Histoire de l’esclavage et l’Histoire de la colonisation. Cela ne règlera pas tous les problèmes mais je pense qu’en connaissant mieux les citoyens français dans toutes leurs diversités, cela permettra d'apaiser un certain nombre de choses.


La deuxième mesure qui est importante, c’est de rétablir la police de proximité. Nicolas Sarkozy, en la supprimant, a rompu tous les échanges entre la police et la population, notamment dans les quartiers populaires. Avec toutes les crises économiques auxquelles on a été confronté ces dernières années, de nombreuses manifestations ont eu lieu et cette police de proximité a manqué. On le voit quotidiennement à travers les images, dans toutes les manifestations, quelles qu'elles soient (des Gilets Jaunes, du corps médical, des luttes contre le racisme…), cette défiance est présente. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Ainsi, pour rétablir cet échange, ce lien entre la police et la population, il faut rétablir la police de proximité.


Ainsi, pour rétablir cet échange, ce lien entre la police et la population, il faut rétablir la police de proximité.

La troisième chose qui me semble importante est de supprimer l’IGPN et l’IGGN. On ne peut pas les laisser enquêter. Il faut nommer une institution indépendante qui mène toutes les enquêtes qui concernent les bavures ou les soupçons de bavures policières. Elle serait constituée de personnes issues de toutes nos institutions, par exemple d’élus.


Je pense que ces trois mesures permettraient de rétablir la confiance police-population et population-police.


Résilience Commune : Lors de la manifestation du 28 novembre, la foule était particulièrement jeune, nombreuse et diverse. Les luttes contre les violences policières et antiracistes mobilisent largement une population qui semblait s’être détournée des mouvements sociaux. Comment vois-tu cette jeunesse qui s’engage, parfois pour la première fois ?


Aïssata Seck : Je trouve que c’est énorme, on a une jeunesse conscientisée, une jeunesse politisée. Qu’on le veuille ou non, quand des jeunes descendent dans la rue, c’est un acte politique. Grâce au développement du numérique et des réseaux sociaux, les jeunes ont la possibilité d’avoir un certain nombre d’informations qu’ils n’avaient pas avant. Grâce à des médias comme Brut, Konbini ou AJ+, qui communiquent sur ces informations, on a une vraie prise de conscience des jeunes qu’on n’avait pas avant.


Qu’on le veuille ou non, quand des jeunes descendent dans la rue, c’est un acte politique.

Je vois donc ce mouvement se développer et émerger de plus en plus et je me dis que c’est à travers cette jeunesse-là que l'on doit construire notre pays. C’est à travers cette jeunesse-là que l’on doit prendre conscience d’un certain nombre de choses, c’est à cette jeunesse-là que l’on doit se référer et s’adresser pour parler de l’avenir, et préparer notamment les prochaines élections présidentielles.


C’est à travers cette jeunesse-là que l’on doit prendre conscience d’un certain nombre de choses, c’est à cette jeunesse-là que l’on doit se référer et s’adresser pour parler de l’avenir, et préparer notamment les prochaines élections présidentielles.

Je n’en fais déjà plus partie, j'ai des enfants eux aussi conscientisés, qui ont envie de faire société et d’apporter leur pierre à l’édifice. Mais c’est vrai que de voir cette jeunesse diverse et variée qui vient de tous horizons confondus, alors que c’est justement ce que l’on a du mal à faire nous en tant que politique, est un message énorme que l’on nous renvoie. On devrait prendre exemple sur vous et surtout vous soutenir pour construire ensemble un avenir meilleur.



Résilience Commune : Cet entretien a lieu quelques jours après la date d’anniversaire du Massacre de Thiaroye. Le 1er décembre 1944, au Sénégal, des troupes françaises ont tiré sur des tirailleurs sénégalais qui ont combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, on en a très peu entendu parler dans les médias français. Toi qui as beaucoup œuvré pour la naturalisation des tirailleurs sénégalais, que penses-tu du travail de Mémoire en France ? Quels chantiers reste-t-il à mener ?

Aïssata Seck : C’est un sujet assez complexe, il y a tellement d’histoires à raconter et à transmettre. Sur le travail de Mémoire, il reste énormément à faire en France. On a une grande problématique dans le pays, on a une Histoire commune et partagée, on a l’Histoire de l’esclavage et on a l’Histoire de la colonisation parmi tant d’autres histoires. Toutefois, comme tu l’as rappelé, des faits parfois tragiques, comme le massacre de Thiaroye ou celui de Chasselay, ne sont pas ou très peu racontés. Au-delà de les raconter, ces histoires partagées et communes doivent nous rassembler toutes et tous autant que nous sommes.

En France, nous avons encore cette difficulté à raconter des histoires parfois tragiques. Cela nous amène à un certain déni qui ne devrait pas avoir lieu. Je ne veux pas accuser François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Emmanuel Macron d’avoir massacré les tirailleurs sénégalais. La question n’est pas là. Et il ne s’agit pas non plus d’une question de repentance. Cependant nous devons être dans un objectif de transmission de toutes les histoires de France, aussi terribles ou tragiques qu’elles puissent être afin de prendre en compte la France dans toute sa diversité et que chaque français qui aura ce récit en partage ne se sente pas oublié.


Or aujourd’hui, ce sont des histoires qui sont très peu abordées dans les manuels scolaires. Quand on évoque les guerres de 1914-1918 ou de 1939-1945, on évoque très rarement l’apport des troupes coloniales. Je pense qu’il y a donc toutes ces choses-là qu’il faut revoir du côté de l’éducation nationale et notamment, de nos manuels scolaires.


Au-delà de ça, il faut que ces histoires soient ancrées dans le paysage français. Il faut nommer des rues, ériger des stèles qui rendent hommage aux troupes venues d’Afrique, du Pacifique, des Antilles ou à des personnes comme Toussaint l’Ouverture. Il fait partie des résistants qui ont permis à Haïti d’avoir son indépendance avant l’abolition de l’esclavage en 1848. Ce sont des héros, il faut le rappeler. Ce qu’il manque dans le paysage français, dans nos institutions, sur nos frontons d’école, ce sont des figures héroïques issues de ces histoires. Cela montrerait que l’on est une France de diversité, qui a une Histoire certes complexe mais qui a réussi à se rassembler et à se retrouver autour d’un récit commun.

Quand j'œuvre pour la naturalisation des tirailleurs sénégalais, mon objectif est bien sûr symbolique, en allégeant leurs démarches administratives. Mais, mon objectif prioritaire est surtout que l’on transmette cette partie d’histoire de France parfois oubliée et que l’on puisse la transmettre à l’ensemble des français quelle que soit leur origine, et pas seulement aux français issus de l’immigration. Ce n’est pas une histoire de noir, cette Histoire concerne l’ensemble des citoyens.


Mon objectif prioritaire est surtout que l’on transmette cette partie d’histoire de France parfois oubliée et que l’on puisse la transmettre à l’ensemble des français

Aujourd’hui, notre jeunesse manque cruellement d’informations sur l’histoire coloniale de France. Elle manque également de personnalités ou de figures héroïques dans lesquelles elle pourrait se retrouver. Mettre en avant ces figures pourrait apaiser un certain nombre de frictions et de douleurs. Quand des jeunes ne sentent pas français alors qu’ils sont nés français, en France, et qu’ils n'ont jamais mis les pieds dans leur pays d’origine, on a de quoi se poser des questions. Ils ne se retrouvent pas dans l’Histoire de France qui est racontée et cela crée des souffrances. Raconter pourquoi on a cette diversité en France, cela passe par la transmission de cette Histoire.


Par exemple, avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, fondée en novembre 2019, nous travaillons quotidiennement sur ces questions. Nous publions régulièrement des portraits de personnalités qui ont marqué l’histoire de France par leurs actions. En 2021, nous allons célébrer les 20 ans de la loi Taubira, ce qui permettra de faire le bilan de ce qui a été fait sur l’Histoire et la Mémoire de l’esclavage en 20 ans. Au-delà de transmettre l’Histoire, une institution nationale comme celle-ci est extrêmement importante car elle permet de lutter contre le racisme et toutes les formes de discriminations.

Résilience Commune : Lilian Thuram disait il y a quelques jours dans Télérama, “on ne nait pas noir, ni blanc, on le devient”, que penses-tu de cette affirmation ?


Aïssata Seck : Je suis complètement d'accord avec lui. Il a une approche sémantique différente de celle que l’on entend habituellement dans les médias. Je me suis rendue compte qu’à la fin des conférences, où il explique La pensée blanche[3], plus personne ne se regarde comme blanc ou noir, chacun se regarde comme un citoyen français avec son histoire personnelle. Je pense qu’il a raison d’insister sur le fait qu’en 2020, on a des couleurs de peau différentes mais quand on marche ensemble, qu’on va dans les mêmes écoles, dans les mêmes manifestations, on se bat pour la même cause et la même chose. Et ça, c’est important de le faire connaitre et reconnaitre : on est ensemble. Je le soutiens donc complètement dans la sortie de son livre et dans cette citation dans Télérama.


On a des couleurs de peau différentes mais quand on marche ensemble, qu’on va dans les mêmes écoles, dans les mêmes manifestations, on se bat pour la même cause et la même chose.

Résilience Commune : En tant qu’élue de Seine-Saint-Denis, tu le sais, en plus des discriminations, les inégalités s’accumulent, le principe d’égalité républicaine n’est pas rempli. Aujourd’hui, le plan Borloo, abandonné par Emmanuel Macron, ressort dans les débats et 110 maires lui adressent une lettre[4] pour demander qu’1 milliard d’euros du plan de relance soit consacré aux quartiers prioritaires. Pour toi quelles politiques faut-il mettre en place en priorité ?


Aïssata Seck : Je crois qu’on ne se rend pas compte de l’impact énorme qu’a la crise du covid sur les quartiers populaires.

Je l’ai vu en tant qu’élue. Pendant le confinement, on a dû se battre pour nourrir des familles qui ne pouvaient plus acheter de pain ou de pâtes. Beaucoup de personnes qui occupaient des emplois précaires se sont retrouvées du jour au lendemain sans salaire et sans emploi et n'avaient donc plus de quoi nourrir leurs familles. Les gens faisaient la queue en bas de la mairie pour venir chercher des denrées alimentaires. On ne se rend pas compte à quel point la situation sera grave à la sortie de cette crise économique.


Évidemment que le plan Borloo est une des choses sur lesquelles on peut s'appuyer pour faire revivre et redonner un peu de dignité à nos territoires populaires. Le nerf de la guerre, c’est d’abord l’argent. On doit mettre beaucoup plus de moyens financiers dans nos territoires populaires. En ce sens, je n’aime pas dire “territoires oubliés de la République”, mais plutôt “territoires abandonnés de la République”.

Il faut augmenter les dotations de l'État aux collectivités. Elles pourraient à leur tour les utiliser pour subventionner les associations qui font le travail que l'État délaisse.


Donner de l’argent aux associations qui œuvrent tous les jours sur le terrain, c’est primordial.


Il faut aussi que l’on remette de l’humain et du service public dans nos territoires populaires, on en manque cruellement. En Seine-Saint-Denis, on est confronté à de grosses difficultés, notamment au niveau de l’éducation nationale. Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui au collège, des professeurs absents ne soient pas remplacés pendant des mois. C’est une chose qu’on ne verrait pas à Paris.


Il faut aussi que l’on remette de l’humain et du service public dans nos territoires populaires

Et surtout, il faut agir sur l’insertion par l’emploi et le développement des formations. Beaucoup de jeunes se retrouvent au chômage dans nos territoires. On a tendance à dire qu’on a des jeunes qui veulent tenir les murs, ce n’est pas vrai. Ces jeunes, ils veulent travailler, mais ils ne trouvent pas d'emploi. Il faut leur permettre de bénéficier d’une insertion par l’activité économique, donc leur proposer des formations pour qu’ils trouvent très vite un emploi.


Je souhaite enfin que l’on crée les Assises des quartiers populaires, auxquelles participeraient toutes les personnes issues de ces quartiers. C’est important que l’on puisse leur laisser la parole car ce sont eux qui vivent les quartiers au quotidien. Nous devons avoir lors de ces assises les principaux acteurs de terrain, à savoir : les acteurs associatifs, les enseignants, les élus, les militants,...

On y aborderait les questions économiques, évidemment. Mais on parlerait aussi des questions de sécurité, de radicalisation, qui peuvent être difficiles à évoquer. En tant qu’acteurs de terrain, nous avons des solutions, nous savons quoi proposer pour faire face à ces choses-là.


Il faut aussi qu’on y parle d’écologie. On a souvent tendance à dire que les questions écologiques ne concernent que les parisiens, ce n’est pas vrai. Les personnes issues des quartiers populaires y sont aussi sensibles.

Avec ces assises, on peut proposer un vrai plan pour les quartiers populaires. C’est d’ailleurs une mesure que vous, à Résilience Commune, vous pouvez porter.



Résilience Commune : Si en 2022 la gauche l’emportait, quelles mesures proposerais-tu au ou à la prochaine cheffe de l’État ? Quelles seraient, selon toi, les priorités ? Quels écueils seraient à éviter ?


Aïssata Seck : Ceci étant dit, comme je travaille beaucoup sur la question des quartiers populaires, ce que je proposerais en priorité c’est qu’on réinvestisse nos quartiers. Qu’on y remettre de l'économie et de l’humain. En découleront ensuite un certain nombre de choses.


Je considère aussi que la question écologique est essentielle. Il va falloir qu’on fasse encore plus de pédagogie et qu’on insiste sur l’importance des enjeux écologiques et climatiques.


Mon objectif est d’avoir un pays uni. Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu, on a eu très vite la crise des gilets jaunes, puis un certain nombre de manifestations chaque année. Je reste persuadée que s’il n’y avait pas eu de confinement, toutes les semaines, on aurait eu des gens dans la rue. Nous devons arriver à rassembler une bonne partie de la population française autour d’une cause commune, mais surtout autour des questions de solidarité. Pour moi c’est l’essentiel, ça doit être le socle de notre République.


Mes mesures phares seraient donc de redonner du sens aux citoyens français, de réinvestir les quartiers populaires, de mettre en avant la question écologique et surtout que tout français, quel qu’il soit, puisse vivre dignement. Pour cela, il faut peut-être se pencher sur la question du revenu universel d’existence qu’avait proposé Benoît Hamon en 2017.



Résilience Commune : Restons sur le sujet de la présidentielle de 2022. Aujourd’hui à gauche, les candidatures s’accumulent sans qu’aucune ne ressorte. Certains candidats sont déclarés, comme Jean-Luc Mélenchon, d’autres se positionnent, on pense à Anne Hidalgo ou à Yannick Jadot. On l’a vu tout au long de cet entretien, les enjeux sont nombreux. Pourtant, cette apparente absence de consensus et la guerre des partis et des égos semble être de mauvais augure pour l’union de la gauche. Es-tu optimiste ?


Aïssata Seck : Je suis quelqu’un qui reste généralement optimiste. Je me dis que tant que rien n’est joué, tout peut basculer à la dernière minute, surtout en politique. Je reste optimiste, mais je suis quand même inquiète sur le jeu des uns et des autres.

Quoi qu'il en soit, je fais partie de ceux qui prônent l’unité. Je le fais déjà avec un certain nombre de candidats, déclarés ou non, avec lesquels j’ai des échanges assez réguliers. Je me bats en coulisses pour qu’on ait une union à gauche et j'espère sincèrement qu’on y arrivera. Je pense que si nous n’y parvenons pas, nous laissons la porte ouverte à deux candidats et à un second tour Emmanuel Macron-Marine Le Pen. L’enjeu est énorme et il est extrêmement important qu’on arrive à trouver un consensus, qu’on se rassemble autour d’une seule candidature. Nous n’y arriverons pas autrement.


Il est extrêmement important qu’on arrive à trouver un consensus, qu’on se rassemble autour d’une seule candidature. Nous n’y arriverons pas autrement.

[1] Elabe pour BFMTV, https://www.bfmtv.com/police-justice/sondage-bfmtv-60-des-francais-font-confiance-a-la-police-un-chiffre-en-forte-baisse_AN-202012020262.html [2] Ancien défenseur des droits

Verbatim

[3] Lilian Thuram, La pensée blanche, éd. Philippe Rey, octobre 2020

On a des couleurs de peu différentes mais on marche ensemble, on se bat pour la même cause et la même chose. [4] “Quartiers populaires : 110 maires interpellent Emmanuel Macron sur la crise sanitaire et économique”, Le Monde, Louise Couvelaire, 13/11/2020


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